Living in Montreuil-version française

Depuis le 29 juin, nous vivons à Montreuil, près de la place de la République. Notre immeuble est entouré d’ateliers de menuiserie, de maisons basses type village, d’un espèce de mini-château, et de locaux d’entreprises très modernes. La première fois que nous avons vu le bâtiment, on a éclaté de rire. Aucun candidat ne se montra intéressé pour obtenir l’appartement et l’agence nous accueillit à bras ouverts, ce qui n’a pas manqué de nous interpeller… Peu à peu, nous comprenons les raisons d’une telle entrée en matière. Aujourd’hui, nous avons rencontré notre voisine du dessous grâce à une formidable et généreuse fuite d’eau qui avait conduit nous eaux usées jusque dans sa douche. Nous n’avons pu nier la provenance de la fuite, notre papier hygiénique bleu nous avait trahi. Je n’en rachèterai plus jamais et je ne le recommande pas à mon pire ennemi. Au rez-de-chaussée, vit un ménage étrange. Une vieille femme tétraplégique, son fils, mendiant schizophrénique, et le philosophe allemand, qui un jour, m’a offert un jeu de tarot de Marseille. Ils vivent à 3 dans une seule pièce de 15m2. Leurs toilettes sont dans le hall de l’immeuble, près des boites aux lettres, pour le plus grand malheur olfactif des habitants de l’immeuble. 

Plus d’histoires sur les autres habitants de l’immeuble dans un prochain chapitre de Paris Imposible…

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Petite histoire du métro.

Ligne 6, direction Nation. Un accordéoniste assez talentueux termine son dernier morceau et sort du wagon. Il laisse la place à un guitariste qui commence un vieux blues à la guitare. Je suis assis de telle façon que je lui tourne le dos. 

Il y a quelque chose d’extrêmement puissant dans la musique de cet homme. Tous les voyageurs le ressentent, je le vois sur leurs visages. Nous sommes tous hypnotisés. La chanson est très simple. Il répète avec insistance une unique phrase, qui a pourtant l’air de vouloir dire autre chose à chaque fois, comme s’il n’avait pas besoin de changer de mots pour exprimer des sentiments différents. 

 I woke up this morning, I woke up this morning, I woke up this morning.

Une fois la chanson terminée, le bluesman soupire de fatigue, s’assoit sur un strapontin. Il se met à parler avec un accent que je ne parviens pas à identifier. Europe de l’Est ou Moyen Orient. Sa voix est profonde et angoissante. Ses mots envahissent tout le wagon. Il se plaint que tout son argent, tout ce qu’il gagne dans le métro, c’est pour «le Chinois et la Chinoise», le couple qui gère la pension de Montreuil où il habite. «Le Chinois et la Chinoise». C’est son nouveau refrain. 

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